La météo fut clémente, bien qu'un peu venteuse, mais apparemment, selon les dires de mon instructeur, ça allait encore et en Valais, faut t'y faire...
Donc rendez-vous 16h30 à l'aéroport de Sion. Evidemment, 16h15 j'étais déjà là, à regarder la piste à la recherche d'un avion, mais personne... j'avais une ptite apréhension de ne pas aller voler car il soufflait assez fort ! des pointes à 25 noeuds dans l'axe. C'est pas beaucoup diront les pros, moi, ça me décoiffait quand même...
JL (mon instructeur) était déjà dans la salle de briefing en train d'imprimer la météo. Les présentations sont faites, il me brief un peu sur les différentes informations à observer avant de partir en vol, les formalités administratives, on décortique les cartes, on regarde les zones interdites de survol (car les gentils militaires envoient des trucs (obus, munition,...) en l'air alors c'est pas conseillé de passer au dessus....) et on passe un peu en revue la checklist de l'avion, un robin DR-400 140, le HB-KFQ :

On se rend donc sur le parking et on s'aperçoit que notre avion est dans le hangar. Pas grave, on le poussera. On le sort donc du hangar (c'est pas facile à pousser ces engins...) et on procède aux différents contrôles de pré-vol. Bref je vais passer les détails, 17h30 on est dans l'avion, le moteur en route, prêt au roulage.
La tour nous donne l'autorisation, on roule au point d'arrêt de la piste 25 on et on procède aux derniers checks (moteurs, gouvernes,...)
"Autorisé à décoller" nous dit-on, alors on y va, on s'aligne, les gaz à fond, et on décolle ! Bon ben ça secoue un peu hein ! mais on est pas dans un Airbus non plus... On monte à environ 4500pieds, en direction de Martigny et on sort de la zone par le point W (représenté par le village de Riddes). Là on informe la tour qu'on va tourner un peu en rond entre Martigny et Riddes en faisant quelques exercices. Gentiemment je pose ma main sur le manche et essaie de ressentir un peu l'avion. Puis JL me dit "bon vas-y prends le manche". Un peu stressé, je suis rapidement surpris de la sensibilité du manche. Tu tires 2-3 milimètres, l'avion monte direct. Mais dans l'ensemble, ça va. JL me demande de monter de 500 mètres, de descendre, ça va pas trop mal. Mes heures de vol de simulateurs m'aident pas mal pour contrôler les différents cadrans et effectuer les différentes manoeuvres de base que JL me demande.
On arrive à Martigny et là le vent nous donne quelques baffes. On reste bien sur la droite de la vallée (comme en voiture, on roule à droite) car un autre monomoteur arrive depuis St-Maurice et on le laisse donc nous croiser avant de faire un virage à gauche de 180°. Puis on enchaîne les virages (30° d'inclinaison, c'est déjà sympa). JL me montre un virage à 45° d'inclinaison, là c'est déjà un peu plus "montagnes russes". On a l'impression que l'aile reste plantée au sol et qu'on tourne autour (d'ailleur on fait à ce moment là un tour complet sans vraiment que je m'en rende compte). On enchaîne avec un "vol lent", c'est simplement ralentir l'avion le plus possible et le laisser voler. On est donc passé de 110 noeuds à 70... c'est sympa, t'as plus le temps d'observer ce si beau paysage !
Bon, point négatif de l'histoire (il en fallait bien un non?), je commence à être un peu malade... mais je veux pas décevoir JL et encore moins moi-même et lorsqu'il me demande si je veux essayer un décrochage, ben je réponds "oui oui !". Donc le principe est simple, tu coupes le moteur, et au bout d'un moment l'avion ne va plus assez vite pour être porté et il tombe en piquant du nez... Ca impressionne, ça va super vite (en 1 minute tu te retrouves au sol si tu réagis pas) et surtout, quand on remet les gaz et qu'on récupère, ça te fout l'estomac au fond des talons (déjà que c'était pas fameux..., là ça m'a finit...). Je l'informe tout de même de la situation, et on décide donc de calmer.
On fait encore un ptit tour, on réintègre le circuit de Sion et on se pose (enfin là c'est JL qui a posé hein :-))
Au final, malgré mon mal de voyage (qui arrive très souvent les premières fois ai-je lu dans de nombreux blog), je suis super satisfait, non seulement car j'ai adoré, mais aussi car je me suis bien débrouillé (merci Flight Simulator). JL a été étonné de voir que j'arrivais à tourner sans trop de problème, à garder les palliers, bref pour une première c'est pas mal. Il m'a avoué à la fin que c'est surtout car je me débrouillais bien qu'il m'avait montré ces quelques "acrobaties" mais qu'en général il ne faisait pas ça lors d'un premier vol :-) Alors voilà qu'il en fallait pas moins pour me remonter le moral, moi qui croyait être un mauvais aspirant-pilote en étant tombé malade... (mais ça arrive à beaucoup de monde j'vous dis !!!)
Voilà, retour au parking, on arrête tout, vérification des derniers checks et on retourne au bureau, en discutant de quelques éléments, sans oublier ma première photo souvenir :
Pour terminer on prend donc rendez-vous pour mardi prochain, pour la seconde partie de mon vol d'initiation. Et après, ben je vais certainement faire ma demande de pilote-élève, car là, je crois bien que j'ai accroché...


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