Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 06:50

Bonjour à tous,

 

J'ai reçu mercerdi un coup de téléphone d'un ami pour une demande assez particulière. Sa fille est atteinte de la coqueluche et a des quintes de toux énormes depuis quelques semaines. Son pédiatre, qui n'avait jamais vu une coqueluche autant persistante, a proposé aux parents de faire un "vol coqueluche".

Ayant déjà lu des articles et récits de vol concernant ces vols contre la coqueluche, j'ai tout de suite été intéressé à lier l'utile à l'agréable et ai accpeté avec plaisir de réaliser un vol de ce genre. Rendez-vous est donc pris le lendemain, car la situation devenait fatiguante et pénible autant pour la petite Julie que pour ses parents.

Je passe donc ma soirée à me documenter sur cette maladie et sur la méthode à adopter pour ce genre de vol. Dans les grandes lignes, il faut monter à une altitude de 10'000-11'000 pieds environ (3000-3500m) et y rester au moins 45 minutes avant de redescendre, en effectuant un pallier à 5000 pieds.

 

La petite arrive donc, accompagnée de sa maman et de son grand-père.

vol-coqueluche-0020.JPG

La jeune passagère était un peu craintive, mais bien décidée à en finir avec sa maladie.

 

On embarque et c'est parti pour une montée à environ 600ft/min jusqu'au FL110. Décollage de Sion et direction le lac Léman et le plateau suisse. J'avais imaginé l'éventualité de profiter pour survoler les Alpes, mais les vents se renforçant, j'ai préféré opter pour un itinéraire plus calme.

 

Durant la montée tout se passait à merveille. Conditions météo parfaites, paysage et couleurs magnifiques et la petite papotait dans son casque quasiment sans s'arrêter.

vol-coqueluche-0024.JPG

Puis est survenu une de ces fameuses quinte de toux qui lui gâche la vie depuis de nombreuses semaines. Sa maman à ses côtés, je ne m'en suis pas occupé et ai continué la montée mais c'était tout de même impressionnant. Ca a duré 5 minutes, mais la maman avait tout prévu et la situation s'est rapidement calmée.

Julie s'est ensuite gentiment endormie dans les bras de sa maman pour quasiment tout le restant du vol.

 

Arrivé au FL110 je contacte Genève Info car je m'approche de la sortie de la zone Alpes (max FL130 avant l'espace D) et l'espace D sur le plateau suisse débute au FL100. Je demande si je peux continuer au FL110 mais le contrôleur me conseille tout de même de descendre au FL100 car les zones militaires sont actives et le trafic assez important.

 

Nous continuons donc au FL100 en direction de Fribourg puis du lac de Thoune. Le paysage est magnifique. Je profite de mon côté du pilote automatique du Robin et "m'amuse" à faire quelques calculs en jouant sur les VOR de Fribourg et de Willisau (habitué à voler surtout dans les Alpes, j'utilise rarement le pilote automatique et encore moins les VOR, donc un petit refresh m'a fait du bien !)

 

En approche de Thun deux FA-18 passent 2000ft au dessous de nous (on avait été avertis par Genève Info au préalable; c'est dans ces moments-là qu'on se dit que même si ce n'est pas obligatoire, c'est toujours sympa de contacter une Info car nous aurions tout de même été bien surpris si nous n'avions pas été avertis). On en profite pour les mitrailler (avec nos appareils photos :-)) et on entame le retour par le même chemin.

 

La petite se réveille lors de notre descente, vers 5000ft, alors que j'effectue un pallier de 5min environ, puis tout le monde se retrouve quelque minutes plus tard sur la terre ferme.

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Le lendemain, la maman de ma ptite passagère m'a informé que cette dernière a passé sa première nuit depuis de nombreuses semaines sans grande quinte de toux, ce qui fut un énorme soulagement à la fois pour ses parents et bien évidemment pour elle également. Depuis la situation s'est gentiemment améliorée et continuera certainement sur la bonne voie !

 

Des preuves médicales n'ont jamais été démontrées concernant les bienfaits de ce genre de vol. Cependant, le changement de pression et la diminution de l'apport de l'oxygène favorisent apparemment la guérison de cette maladie. Je suis même tombé un document de 1957, écrit par un médecin, qui explique en détails les étapes du vol à respecter pour mener un vol "coqueluche" à bien. Ce genre de vol était d'ailleurs même remboursé par la caisse maladie en France ! Autant dire que ses effets étaient tout de même assez reconnus.

Si des personnes sont intéressées par plus d'information, contactez-moi ou voici déjà un document qui reprend pas mal d'informations sur la coqueluche et le vol que nous avons effectué : http://www.aviation-languedoc.com/vol_coqueluche.html

 

 

A bientôt !

Par Steve Roh - Publié dans : Vol réel
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Dimanche 23 octobre 2011 7 23 /10 /Oct /2011 09:36

Voilà de nombreux mois que je n'ai plus écrit d'articles sur ce blog. La faute peut-être à des vols un peu moins intéressants à raconter. Cependant bien des heures de vols ont coulé depuis ce temps, j'ai eu l'occasion de passer mon premier vol check à Lausanne, j'ai eu l'occasion d'annuler à deux reprises, en vols, des voyages vers le Tessin (merci madame Météo) et sinon j'ai fait de nombeux vols dans les Alpes.

Ha oui, samedi passé, j'ai participé pour la 2ème fois à des vols "Pour Tous", qui sont des vols offerts à des écoliers par les pilotes du club (GVM Sion) et qui permet à ces ptites têtes blondes de découvrir les joies de l'aviation, au travers d'un ptit vol d'une 15aine de minutes.

 

Un autre joli projet de vol aurait été un voyage à Ampuriabrava, au nord de l'Espagne, mais encore une fois, dame Météo faisant des siennes, il ne sera pas possible d'y aller.

 

La journée de samedi et dimanche étant promises magnifiques par un superbe anticyclone, j'ai propose à Rosalie de faire un ptit tour à Saanen. Cet aéroport, où j'ai eu l'occasion de m'y rendre déjà par 2x durant ma formation PPL, n'est pas très éloigné de Sion, mais nécessite de bien préparer non seulement le franchissement du col de Sanetsch et l'approche sur cet aéroport qui n'est pas très commune.

 

L'itinéraire prévu pour l'aller : Sion - Sanetsch - Gstaad et Saanen. Tout simple, en ligne droite, et ça ne devrait pas nous prendre plus de 20 minutes. La plus longue partie étant de gagner les 8500 pieds pour franchir le Sanetsch.

 

10h00, on arrive à l'aéroport, on check le carnet gris de l'avion et là, première surprise, le réservoir auxiliaire est inutilisable. On m'apprendra par la suite qu'un pilote a un peu trop violemment tiré sur la tige permettant d'ouvrir le réservoir auxiliaire, et cette tige lui est restée dans les mains....

Ce n'est pas grave, le vol aller-retour devant durer 1h maximum, plus le carburant pour un éventuel dégagement sur un autre aéroport et les 45 minutes de réserve, 100 lt (le contenu du réservoir principal) fera largement l'affaire.

Une fois l'état de l'avion validé, j'imprime les feuilles météo, zones militaires et je contacte l'aéroport de Saanen (il est PPR (Prior Permission Required)). Un sympathique monsieur m'informe en rigolant qu'il neige... mais bien évidemment le ciel est CAVOK (Ceiling And Visibility OK) aujourd'hui et j'obtiens facilement l'autorisation de m'y rendre. Il me donne même le vent et la piste en service (chose un peu rapide vu que je n'ai pas encore décollé...).

On se rend donc à l'avion, on fait les pre-checks et on embarque. Ca me fait plaisir de retrouver ce petit HB-KEB, je le trouve beaucoup plus "maniable" que le HB-KEE, surtout au niveau du roulage :).

 

Le plein de carburant fait, on contacte la fréquence sol et on roule au point d'attente Bravo pour faire le run-up. Au moment du décollage, je demande à la tour si c'est possible de directement virer à droite au dessus d'Ardon, en direction du Sanetsch. Autorisation accordée !

 

L'avion monte vite, on est chargé pour 850kg alors que sa masse max est de 1000kg. On vire sur Ardon, on survol Vétroz et Conthey. A l'approche du Sanetsch, on fait un 360 afin de prendre encore un peu d'altitude, toujours en restant au nord de la CTR de Sion, des parachutistes étant en train de s'envoyer en l'air.

 

Une fois l'altitude des 8500 pieds atteinte, on franchit le col du Sanetsch, légèrement enneigé.

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Un fois le col franchi, on débute la descente, car on est a environ 5 minutes de Saanen. On profite pour faire un ptit détour au dessus de Lauenen, jolie région que nous avons eu la chance de visiter cet été lors d'une ballade pédestre de 3 jours :

Saanen-22-10-2011-0283.JPG

 

Tout de suite, je contacte l'AFIS de Saanen, afin d'obtenir la confirmation du vent et de la piste en service. Ce contact m'aurait permis de faire une approche directe. Malheureusement, l'agent AFIS ne répondant pas, j'ai décidé de passer par une verticale, afin de repérer les différents éléments qui me permettront de préparer l'atterrissage : vent, piste en service, luminosité, traffic sur la piste,...

 

Une fois la verticale terminée, on intègre le vent arrière de la piste 26, vent arrière qui nous amène à survoler Gstaad :

Saanen-22-10-2011-0291.JPG

 

L'atterrissage se déroule sans problème et une fois l'avion parqué, en bordure d'un champ où brouttent quelques vaches, on se rend au bureau C.

La taxe payée (25.-- CHF), l'agent AFIS nous demande si on désire des vélos pour nous rendre à Gsaad. Ni une ni deux, on accepte un vélo chacun (pour 10.-- CHF par vélo) et on se dirige direction Gstaad :

Saanen-22-10-2011-0293.JPG

Arrivé à Gstaad, on se pose sur une sympathique terrasse et on déguste un bon ptit steak de boeuf. Après une ptite ballade dans ses belles rues, on retourne à l'aéroport rejoindre notre avion.

 

L'itinéraire de retour sera Chateau-d'Oex - Col des Mosses - Villars - Pas de Cheville et Sion.

 

On remonte la piste et on décolle piste 26. Directement après le décollage, on vire un peu sur la droite afin d'éviter la colline qui se trouve en prollongement de l'axe de piste. On atteind assez rapidement l'altitude de 6000ft (Saanen étant à 3300ft) qui nous permet de franchir aisément le col des Mosses.

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On continue direction le Pas de Cheville, en survolant Villard :

Saanen-22-10-2011-0317.JPG

 

Puis tout s'enchaîne, descente rapide sur Riddes (point d'entrée Whisky), vent arrière piste 25 et atterrissage sans problème à Sion.

 

21 minutes à l'aller, 23 au retour, c'était un joli petit vol !

 

Voilà, à bientôt !

Par Steve Roh - Publié dans : Vol réel
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Mardi 15 février 2011 2 15 /02 /Fév /2011 11:15

Afin de casser le train-train des vols d'Alpes, Thierry et moi-même avons organisé, samedi passé (12 février), un nouveau petit vol "à 2 pilotes" afin de visiter un nouvel endroit inconnu.

Comme précisé dans mon précédent article, voler à 2 pilotes est très sympa au niveau de la préparation du vol et du "stress" en vol. 

Notre destination pour ce vol a été le Lac des 4 cantons, superbe région de plusieurs lacs en Suisse centrale, entourée de belles montagnes.

Comme l'idée de ce vol est de piloter à tour de rôle, nous avons choisi le petit aéroport de Kägiswil (LSPG) comme étape intermédiaire. 

Kägiswil est un ancien aéroport militaire, privatisé, pour lequel une simple demande PPR par email a été nécessaire. (site de l'aéroport : www.motorfliegen.ch).

Concernant l'itinéraire, il fut décidé que je piloterai le premier "leg" et Thierry ferait le 2ème. J'ai profité pour enregistrer notre vol sur ma montre GPS et vous pouvez télécharger les itinéraires au format GoogleEarth ici :

Debout donc samedi matin, check météo : tout ok, NOTAM : tout ok si ce n'est une zone autour de la région de Sierre interdite de vol jusqu'à 10h du matin pour cause d'accident d'avion la veille (cf fin de cet article). Pour l'occasion nous emmenons 2 passagères qui s'occuperont des photos.

Tout ce beau monde se retrouve à l'aéroport. Après un dernier check de l'itinéraire et des nombreuses fréquences radio à contacter (la suisse centrale est très militaire, mais heureusement, le week-end, toutes les zones sont en principe désactivée donc les CTR et autres régions militaires sont en auto-info.), on sort notre fidèle HB-KEE. Pré-vol, le plein est fait et tout le monde embarque. On obtient le roulage au point d'attente et après une bonne dizaine de minutes de patience (plusieurs jet étaient au décollage et en approche) on décolle !

Météo parfaite, si ce n'est quelques voiles d'altitude, le vent est très calme ce qui nous vaut un voyage très paisible au milieu des montagnes nous menant au lac de Thoune par le col de la Gemmi (passage vers 10'000ft).

 

IMGP2993.JPGAperçu du col de la Gemmi (à droite)

 IMGP2998-copie-1.JPGAvant le passage du col, dernier coup d'oeil à notre belle vallée du Rhône :)

 

IMGP3013.JPGUne fois le col franchi, descente sur le lac de Thoune

 

IMGP3014.JPGOn se dirige en direction de Thoune avant de virer vers la gauche

 

Afin de mieux profiter du paysage, nous descendons à 5500ft et après une petite boucle sur Thoune on continue en direction d'Interlaken et de Meiringen (2 aéroports militaires). Les fréquences radio sont calmes, nous entendons juste quelques infos de la part d'autres avions pour nous signaler leur position (nous faisons de même, bien sûr).

Une fois Meiringen passé, on vire à gauche vers une petite vallée en direction de Kägiswil.

IMGP3021.JPGQuelques nuages d'altitude, des cirrus ou alto-cirrus si mes cours météo ne me font pas trop défaut...


IMGP3040.JPGKägiswil se situe au bout du 2ème lac


On se met sur la fréquence radio de l'AFIS où une personne nous informe du vent et de la piste en service. Cette info nous évite donc de faire un circuit de reconnaissance au dessus du terrain et on peut ainsi arriver directement par une longue finale en 03.

 Atterrissage "pas si mal" sur une piste un peu bosselée et bien plus courte que celle de Sion (690m au lieu des 1800m de Sion), mais tout se passe pour le mieux et après être remonté la piste on parque notre avion sur le parking en herbe.

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On paie notre taxe par l'intermédiaire d'une petite enveloppe dans une simple boite aux lettres (19.-- la taxe) et partons en direction de "la ville" (ou plutôt du village) afin de trouver un restaurant, en essayant de suivre les conseils plus ou moins compréhensible de la population locale.

Après une dizaine de minutes de marche, on tombe sur une très sympathique pizzeria. L'accueil est très chaleureux et les pizzas excellentes ! Un endroit à recommander à tout pilote qui se rend à Kägiswil ! (heu oui car en fait je vois pas trop d'autres raisons d'aller par là-bas... :S)

Après une ptite marche-retour-digestive, on retrouve notre HB-KEE qui nous attend sagement dans son petit bout de prairie, proche de la non moins somptueuse ancienne tour de contrôle :-).

 IMGP3047.JPG

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Re-visite prévol, on embarque en inversant la place de pilote et de copi et on démarre! Petit regard soucieux vers une famille de cyclistes qui trouve marrant d'emprunter la piste pour faire leur ballade au soleil (ils finiront par sortir 300m plus loin par une ptite route latérale). On annonce l'alignement à la radio, on s'aligne et on décolle, direction le lac des 4 cantons.

IMGP3052.JPGOn approche de Lucerne


Le paysage est magnifique malgré une légère brume qui avec la luminosité de mi-journée ne facilite pas la prise de photos mais nous pouvons tout de même profiter d'un très beau panorama. Nous survolons le lac près de Lucerne, nous prolongeons direction un autre lac (je sais plus son nom) et nous revenons sur nos "pas" en direction de l'aéroport de Buochs sur la fréquence duquel nous étions resté afin de signaler notre présence.

C'est une fréquence assez particulière car l'aéroport de Buochs dispose de 2 routes qui traversent la piste et les pilotes voulant se poser doivent délancher les barrières fermant le passage à ces routes par l'intermédiaire de la radio. Une succession de "cliques" sur le bouton de la radio provoque la fermeture de ces barrières, suivie de la confirmation orale par une voix enregistrée, nous avertissant que la barrière se ferme pour 2 minutes.

 IMGP3057.JPG

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Comme un appareil était vraisemblablement en train de faire des tours de pistes, toutes ces manipulations encombraient passablement la radio et ça devenait presque pénible. Heureusement ça n'a pas duré et alors que nous nous enfoncions dans les Alpes en direction d'Andermatt, nous avons profité pour quitter cette "bruyante" fréquence radio.

 

Après avoir rejoint l'altitude de 9000ft, nous nous dirigeons vers le col de la Furka, pour rejoindre la haut-Valais. S'ensuite une belle descente de la vallée du Rhône jusqu'au Glacier d'Aletsch où là nous profiterons d'admirer ce beau glacier en faisant un petit détour pour finalement reprendre la vallée et terminer par une longue finale sur la piste 25 de Sion.

 IMGP3091.JPGLe col de la Furka 

 

Retour au parking où nous abandonnons notre avion.

Alors que nous étions en train de revenir au bureau de l'aéro-club, nous avons (malheureusement) croisé un camion qui ramenait le bimoteur accidenté la veille sur une crète du val d'Annivier.Et je peux vous assurer que ce n'était pas beau à voir...


Cet accident nous a tous un peu marqué car non seulement il se produit non loin de chez nous, mais encore il se produit alors que les conditions de vols sont idéales, une visibilité parfaite, un vent quasi nul, bref, ceci renforce l'incompréhensibilité de la situation. Des rumeurs parlent de défaillance physique du pilote, d'autres de mauvaise interpértation du trajet dans nos petite vallée par rapport aux performances de ce bi-moteur, mais bien sûr, cela reste des rumeurs et nous attendrons le rapport officiel avant de nous prononcer.

Néamoins ce malheur permet de se rappeler que nous sommes bien peu dans les airs, qu'un accident/drame est bien vite arrivé et que si nos montagnes sont si belles, elles n'en sont pas moins dangereuses !


Du côté de mes prochains vols, j'ai un vol d'Alpes programmé pour le week-end prochain. Au niveau des destination à découvrir, je garde comme future aventure l'aéroport de Champéry en France et bien évidemment une descente sur la côte d'Azur (voir la Corse !) pour tout bientôt !

 

Fly safe !

Par Steve Roh - Publié dans : Vol réel
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Lundi 27 décembre 2010 1 27 /12 /Déc /2010 19:54

Ce week-end j'ai découvert un truc trèèèèèèèès sympa, voler avec un 2ème pilote pour co-pilote. Ca rend le vol bien plus agréable dans le sens qu'on se partage un peu les tâches. On a moins le stress de tout devoir faire. S'il faut passer un message à la radio dans une situation un peu "stress", le copilote peut le faire, idem s'il on fait une navigation un peu "compliquée" où 2 esprits de pilote valent mieux qu'un :-).

 

Avec Thierry, un ami pilote avec qui j'ai terminé ma licence en parrallèle (on avait eu l'occasion de faire un vol de 2 jours sur Toulouse avec notre instructeur), on avait décidé de partir 2 jours à Colmar.

Madame Météo étant un peu trop "incertaine" ces dernières semaines, on a décidé d'abandonner temporairement cette idée et de nous diriger sur un vol d'une journée à Lugano.

 

9h30 : rendez-vous à l'aéroport, avec nos 2 passagères du jour. Pendant que mesdemoiselles s'en vont boire un ptit café, nous on s'en va sortir les avions dans le froid "glacial" de l'aéroport (-9° avec un ptit vent, ça caille !). On sort les 2 avions qui sont devant le nôtre et on en profite pour faire le plein et la pré-vol.

 

10h : retour au chaud où on fait nos derniers checks (météo, notams) et où on remplit notre plan de vol (obligatoire puisqu'on passe par l'Italie).

 

10h30 : on embarque tout le monde et on décolle ! enfin... on décolle après avoir passé 15min à essayer démarrer l'avion... Heureusement qu'une personne "d'expérience" du club était dans le coin et est venu nous expliquer qu'il ne fallait pas hésiter à injecter un peu plus quand il fait bien froid. On avait quand même bien injecté, au point que 2 sympatiques pompiers sont venus gentiemment nous rejoindre au bord de l'avion, extincteur braqué sur le moteur :-) Ce dernier a finalement décidé à démarrer sans s'enflammer et le vol a pu commencer !

 

10h55 : on décolle pour de bon ! direction le Haut-Valais où on s'enfile dans la vallée de Saas-Fee.

 

Ptit clin d'oeil à la vallé de zermatt...

IMGP2867.JPG

et à son Matterhorn :)

lugano_blog_03.jpglugano blog 02

On a en effet décidé d'explorer une nouvelle route pour se rendre à Lugano, en passant par un ptit col au fond de la vallée de Saas-Fee, juste derrière le lac artificiel formé par le barrage de Mattmark.

lugano blog 04

 

Une fois le col passé, on prend plein est, direction le lac Majeur.

lugano_blog_06.jpg

Une fois arrivé à notre point de report, on contact Lugano Tower qui nous demande de rester un peu à l'ouest de la piste afin de laisser passer un trafic qui venait de décoller, avant de croiser l'axe et rejoindre le vent arrière, piste 19.

IMGP2911.JPG

 

Tout se déroule parfaitement bien et quelques minutes plus tard, on pose les roues sur le sol du Tessin, baigné de soleil et un peu moins froid qu'à Sion (environ 5°, ce qui fait quand même une 15aine de degrés de différence !).

Là un bus vient nous chercher et nous pose droit devant l'entrée de l'aéroport, où on est très sympatiquement accueilli par le douanier ainsi que par l'agent du bureau C.

 

12h00 : Délicieuse pizza au restaurant du Tennis, suivie de ces incroyables espresso italiens qui ne font pas une gorgée.

 

13h00 : On retourne au bureau C pour refaire un plan de vol pour le retour, cette fois direction le col du Simplon.On profite pour refaire un ptit check météo qui nous confirme les prévisions de la journée, nuages d'altitude sur le Valais, un peu plus dégagés sur le Tessin et vent plus ou moins acceptable.

 

13h30 : Retour à l'avion, on refait nos contrôles, on embarque et on redécolle ! On profite pour admirer les très beaux effets de lumière sur le lac.

lugano_blog_09.jpg

lugano_blog_08.jpg

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43 mintutes plus tard : record battu ! en coupant un peu nos trajectoires (toujours en restant "safe" bien sûr mais quand on a de l'altitude on peut se permettre de passer tout droit :-)), on touche les roues à Sion. On retrouve le froid piquant du Valais, que l'on oubliera vite fait autour du chocolat chaud qui suivit.

 

Y'a pas à dire, ce vol c'était le pied, comme tous les vols d'ailleurs ! Prochains vols, cette semaine, avec normalement 3 vols dans les Alpes (hé wi le père noel a fait une distribution générale de vols en avion :-))

 

A bientôt !

Par Steve Roh - Publié dans : Vol réel
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Vendredi 22 octobre 2010 5 22 /10 /Oct /2010 10:57

C'était je pense le moment le plus redouté de ma formation : l'examen pratique, qui compte aussi comme examen final.

 

Jusqu'à présent, les examens étaient papier ou oraux, le stress est moins grands et on est jugé sur une ptite partie de ses capacité de pilote.

L'examen pratique lui comprend une révision de tout et quand je dis tout, c'est TOUT !

L'examinateur passe en revue la préparation du vol, quelques points théoriques, la maîtrise de la radio et bien sûr la manière de piloter avec tous les exercices qui vont avec !

 

Donc vous imaginez bien que le matin du tant attendu et tant redouté vol, je ne faisais pas le malin... J'ai préparé durant 2 jours mon vol, qui était d'aller se poser à Berne en passant par le plateau à l'aller et en revenant d'emprunter le col de la Gemmi.

J'ai pu choisir moi l'aéroport de destination et j'avais donc pris Berne car, même si c'est un "grand" aéroport, je préferais être guidé par un controlleur sur l'approche, que de devoir me débrouiller sur un aérodrome non contrôlé, où il faut faire beaucoup plus de choses (identifier d'autres avions, définir le sens du vent et de la piste,...)

 

L'expert arrive donc vers les 9h00. De mon côté j'avais préparé le briefing météo, mon plan de vol et tous les papiers qui vont avec. Tout de suite, il me met en confiance, arbore un sympathique sourire et n'est pas si pinailleur que ça. Je pense que j'ai eu la chance de tomber sur un gars très compréhensif, et qui a su me mettre en confiance ou du moins  calmer mon stress (c'est toujours mieux avant de décoller non ?).

Après une petite demi-heure de discussion, on se dirige donc vers l'avion. Je fais mon check, on embarque et on s'avance au point d'attente, où je procède à mes essais moteur. Il me dit de faire comme s'il était un simple passager, ce que je me force à faire (lui ai même expliqué ou était le sac pour vomir... :D histoire de détendre l'atmosphère...)

 

Décollage sans problème, premiers checks effectués parfaitement, on arrive gentiement sur Aigle. Là c'est un endroit où en général on a soit le droit à une panne moteur, soit à des séances d'exercice. Allons-y pour les exercices! Mon FE (Flight Expert) me demande donc de faire quelques virages à 45°, ce que je réalise assez bien. On passe ensuite au décrochage, où là le stress m'a fait un peu perdre mes moyens. J'ai bien récupéré l'avion mais pas dans les règles de l'art. Je fais donc un 2ème essaie que je réussi sans trop de problème.

On se dirige ensuite sur Berne. J'écoute l'ATIS, je repère la piste en service et ensuite je me mets sur la fréquence de la tour. Je contacte Bern Tower, qui me propose la piste en herbe !!!! GROS moment de stress car j'avoue à mon FE que je n'ai jamais posé dans l'herbe. C'est pas bien grave, il me donne 2-3 conseils et tout se déroule très bien. Si ce n'est le fait que je suis arrivé un peu vite dans la zone de l'aérodrome et que j'ai dû un peu enchaîné tous les checks et manoeuvre. La prochaine fois, ne pas hésiter à ralentir avant d'arriver sur l'aérodrome, histoire de pouvoir arriver "peinard" sans paniquer.

 

On se pose sans problème et on va faire signer le ptit carnet (ainsi que payer notre dû.)

On redécolle et on repart direction Thoune puis Gemmi. A Reichenbach, exercice d'atterrissage de précaution qui se transforme en panne moteur. Pas compliqué de trouver le terrain pour me poser puisque j'étais au dessu d'une piste :-). L'exercice se réalise sans trop de problème. On reprend de l'altitude et on passe le col de la Gemmi pour passer aux derniers exercices, les atterrissages.

On enchaîne quelques atterrissages (que j'avoue avoir assez bien réussi) puis c'est un "full stop" qui me reconduit au parking. Avant même l'arrêt de l'avion le FE me félicite pour l'obtention de ma licence. Sur le moment, j'étais tellement fatigué que je n'ai pas vraiement réalisé la chose. Mais après un ptit coca, ça fait vraiement plaisir d'avoir réalisé ce rêve qui me "hantait" depuis de nombreuses années.

 

On se rend compte que ce qui parraissait irréalisable bien des mois auparavant n'est pas si innaccessible que ça ! Toute ma formation m'a demandé certains sacrifices, notamment au niveau financier et au niveau de mon emploi du temps. Mais au final je ne regrette absolument rien et je conseille vivement à tous les passionnés d'oser franchir le pas !

Par Steve Roh - Publié dans : Vol réel
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Présentation

  • : P'tit pilote - ou l'envie de voir le monde d'en haut
  • P'tit pilote - ou l'envie de voir le monde d'en haut
  • : Loisirs
  • : Passionné d'aviation depuis fort longtemps mais n'ayant jamais osé franchir le pas, j'ai sauté à l'eau en avril 2009 en entamant une formation PPL. Ce blog m'a permis de partager cette nouvelle aventure avec tous ceux qui trouvent que le plus bel endroit de la terre est le ciel ! Désormais licencié PPL depuis juillet 2010, je publierai mes plus belles aventures "avionesques" !
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Combien ça coûte ?

Voici le décompte de toutes mes "dépenses" liées à mon apprentissage de ptit pilote :
- 113.-- CHF : Livre "Manuel du pilote d'avion (Cépaduès)
- gratuit : Contrôle de la vue (merci Berdoz Optique :-))
- 247.-- CHF : Examen médical classe 2
- 100.-- CHF : Carte d'élève pilote
- 300.-- CHF : Cotisation annuelle au GVM Sion
- 600.-- CHF : Frais d'entrée au GVM Sion
- 453.-- CHF : Forfait qui me permet d'avoir 50.-- de rabais sur l'heure de vol

- 23.-- CHF : Pilot Logbook (carnet de vol)

- 154.-- CHF : VFR Manual + inscription

- 91.05 CHF : Kneeboard Jeppesen
- 490.-- CHF : Casque

- 78.-- CHF : Cotisation au GVM Suisse

- 1170.-- CHF : Cours théoriques PPL

- 200.-- CHF : Examen théorique OFAC

- 650.-- CHF : Cours radio

- 225.-- CHF : Examen radio

- 225.-- CHF : Examen anglais

- 450.-- CHF : Examen PPL pratique

 

Coûts annuels

- 122.-- CHF : Franchise de l'assurance accident (2009 - 2010)

- 777.-- CHF : Forfait vol (50.-- de rabais par heure de vol) (2009 - 2010)

- 106.50 CHF : abonnement Skyguide


Heures de formation (page 27)

Taxes d'atterrissage :je sais plus, dans les 1400.-- CHF

Prix des heures : 21287 (fin formation) CHF

Heures de vol (en double) : 59h12
Heures de vol (en solo (instruction)) : 10h07
Nombre atterro (en double) : 154
Nombre atterro (en solo (instruction)) : 26

Voyage Sion - Le Castellet - Toulouse - Sion : 1650+...

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